27 février 2006

Le savoir faire d'une entreprise est-il suffisant à sa réussite ?

Aujourd'hui le « cognitif » devient la principale source de valeur ajoutée dans le nouveau mode de régulation économique. (Le cognitif : l’information, la communication, les savoirs, les connaissances…)


De plus en plus d'entreprises s'équipent de Systèmes d'Information notamment avec des Intranet. Cet outil permet d'optimiser la communication interne d'une entreprise. Il est devenu en quelques années un véritable outil de gestion de l'information. Souvent rattaché aux sites web et/ou à l'extranet, les Intranet ont vite trouvé une place importante au sein des sociétés. Ils sont désormais utilisés pour faciliter (ou créer dans certains cas) la gestion des connaissances.

La gestion des connaissances s'est développé grâce à un contexte particulier :
- Restructurations économiques, dissémination géographique des équipes,
- Certification qualité (ISO),
- Contraintes démographiques (départs à la retraite),
- Politiques de l’emploi et préretraites.

La gestion des connaissances répond à trois objectifs :
Favoriser l’échange, la transmission et le partage d’informations et de savoirs au quotidien, pour accroître l’efficacité productive, réduire les délais et les coûts
- Favoriser le retour d’expérience et l’apprentissage organisationnel à moyen terme, pour tirer profit de l’expérience acquise au fil des activités
- Capitaliser les connaissances à long terme et développer une mémoire organisationnelle, pour lutter contre les phénomènes de "désinvention"
Souvent dans une entreprise, ce ne sont pas ses compétences qui la freinent dans sa progression mais la gestion et l’utilisation de ces compétences. On peut donc se demander si le savoir-faire d'une entreprise est suffisant à sa réussite ?



Le savoir-faire d’une entreprise est-il suffisant à sa réussite ?



Le savoir-faire a quatre aspects essentiels :
- Il est transmissible,
- Il est secret,
- Il n’est pas breveté,
- II a une valeur marchande.
A partir de cette notion et celle du savoir on obtient la compétence. La compétence consiste à mettre en œuvre son savoir et son savoir-faire pour prendre une décision.

- Le savoir-être
Outre les compétences, ce sont les comportements qui font la performance de l'entreprise. Aujourd'hui la principale richesse des entreprises sont les services, même dans l'industrie, les clients attendes désormais des services en plus du produit (Conseils, SAV, …). Ce qui fait des individus par ses formations, ses qualités, la base principal de la richesse de l'entreprise.

- La gestion des compétences
Afin de mobiliser les compétences de chacun et donc celles de l’entreprise pour la réussite d’un projet, il faut constamment communiquer, échanger sur ce qui relie les salariés entre eux. Chaque employé n'a pas les mêmes diplômes, le même caractère et donc des compétences différentes. Dans une société composée de différentes personnalité, l'entreprise doit trouver sa cohérence, par la communication.

- La communication

"Si communiquer est une nécessité, son efficacité suppose une deuxième action : avoir des règles précises. Par exemple nos voisins allemands ou hollandais ont déjà intégré ces exigences à travers différentes méthodes. Ainsi une démarche de recrutement comme l ' " assessment " (évaluation) définit dans un premier temps la culture et les objectifs de l'entreprise, ainsi que le profil requis pour occuper un poste, puis quelques critères individuels (personnalité, motivation, valeur). Dans un deuxième temps, des mises en situation permettent d'évaluer les points forts et points faibles de chacun (capacité de synthèse, réactivité, qualités de communication, etc.). Cette méthode repositionne le diplôme dans un ensemble plus large. Elle permet ainsi à l'entreprise de trouver les individus capables d'apporter, au-delà de leurs compétences techniques, et aux postulants de mettre en avant leur personnalité, sans les réduire à leur seul parcours scolaire."

L'article complet >>
Sources Hubert Plasse, L'entreprise : du savoir-faire au savoir être - La lettre d'Innovence Page consultée le 27/02/2006


Actuellement, le problème en France est que beaucoup d’entreprises embauchent les salariés en CDD pour mieux connaître la personne avant un contrat définitif. Le fait de recourir massivement aux CDD implique aussi des difficultés à capitaliser le savoir-faire (mouvement de personnels,…). Est-ce que le CNE ou CPE ne vont pas aussi dans ce sens ?

Les TIC son un outil mais pas une solutions universelle


Le savoir, le savoir-faire et les compétences sont cruciales. Mais ce sont bien les ressources humaines d'une entreprise qui en font la force, la réactivité et le dynamisme, ou plus exactement, le travail coopératif de ces différentes personnes. Il Il ne faut pas oublier que les TIC sont un outil mais pas une solution universelle.

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25 février 2006

La capitalisation des connaissances

Toutes les connaissances que gère une entreprise n’ont pas le même intérêt, il est donc logique que celles-ci ne soient pas toutes traitées de la même façon. Le stockage de ces données peut se faire sur deux points :

- La gestion des savoirs (gestion des données techniques, gestion documentaire,…),
- La gestion des savoir-faire.

En fait, stocker ses connaissances consiste à repérer ses connaissances stratégiques, à les sauvegarder afin de les valoriser auprès des employés et des clients.
Cette démarche de capitalisation des connaissances doit se faire dans une approche globale où les utilisateurs et le (ou les) intégrateur(s) des connaissances installe(nt) conjointement le système de gestion des connaissances. La création et la vie d'un système à base de connaissances réclame un vrai investissement et des actions constantes pour faire vivre la mémoire.

Pour recueillir et préserver le savoir et le savoir-faire de l'entreprise, certaines techniques classiques sont utilisées :
- La certification ISO ou d’autres normes qui, comme toute norme, est accompagnée par la mise en œuvre d’un processus et l’archivage des documents,
- Les systèmes informatiques : bases de données, systèmes décisionnels, ERP,…,
- La capitalisation des erreurs ou problèmes et de leurs solutions.

Pour la capitalisation des erreurs, des réunions régulières, par exemple, permettraient aux salariés d’exposer les problèmes qu’ils ont rencontrés et de trouver une solution ou d’adapter une solution utilisée lors d’un problème précédent.

Lors de la mise en place d’un système à base de connaissances des points essentiels sont à respecter :
- L’implication de toute la société dans le processus de sauvegarde de la base : « le système technique ne peut pas tout faire », notamment inciter les gens à se servir du système, ni le faire évoluer.
- Les manques et les incohérences de la base peuvent être détectés par la mise en place d'outils. L'intervention d'un administrateur est donc nécessaire afin de gérer ces outils.
- Ne pas oublier le fait que la diffusion de la base doit être aussi bien passive (consultation des utilisateurs) qu'active (facilité du système à intégrer des nouvelles données).
Si la gestion des connaissances constitue un enjeu de gestion et de stratégie d'entreprise, elle s'appuie essentiellement sur des outils et technologies.

Aujourd'hui, l'un des axes essentiels du développement des Intranet ou des Extranet, déployées par les entreprises, est la gestion des connaissances.

20:15 Publié dans 2. Synthése | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Gestion des connaissances en PME/PMI

J'ai eu la chance d'effectué un stage au sein d'une SSII spécialisée dans la conception/réalisation de sites internet, intranet, extranet,...
Pendant cette période, j'ai pu me rendre compte d'une chose assez contradictoire. En effet cette société concevait des intranet permettant d'effectuer de la gestion électronique de documents (GED), gestion de contenu, gestion d'actualités internes,... mais ne possédait pas de systéme de gestion des connaissances.

Hormis un centre documentaire (classement de documents : cahier des charges, dossiers,...) cette entreprise ne possèdait pas vraiment de systèmes de gestion des connaissances. Ce qui fait l’atout de cette SSII peut éventuellement constituer un point faible : En effet, le fait qu’une grande partie des connaissances repose en sur une seule personne (chef de projet) présente des avantages, mais aussi des inconvénients.

Avantages :
- Auprès des clients, elle peut présenter une grande partie de son savoir-faire,
- La gestion de se savoir-faire est « peut être » plus facile.

Inconvénients :
- Le départ, l'absence d’un salarié connaissant très bien les dossiers, les porjets en cours peut mettre en péril l’organisation,
- Le fait d’échanger, de communiquer, permet parfois de découvrir des compétences jusque là ignorées.
- Lorsque les connaissances sont écrites, l’entreprise voit tout de suite ses forces et ses faiblesses.

Le manque de gestion des connaissances est un défaut présent dans de nombreuses entreprises, et surtout dans les PME ou SSII qui n’ont pas toujours le temps et/ou les moyens pour le faire... Cela peu entraîner un sérieux problème de gestion de son savoir, de son savoir-faire, et de ses compétences. Ce problème se caractérise de plusieurs manières :
- Perte de savoir et de savoir-faire antérieur,
- Méconnaissance par tous les salariés de l’entreprise des travaux effectués précédemment,
- Manque de communication entre les employés,
- Localisation des connaissances.

Constituer une mémoire mise à jour régulièrement, et productive dans l’entreprise, repose sur plusieurs points essentiels :
- La mise en place d’une ou plusieurs personnes responsable(s) de ces connaissances,
- L’utilisation de l’expérience de l’entreprise,
- La circulation des informations et des connaissances dans l’entreprise.
Un tel changement engendre des modifications majeures dans l’entreprise, surtout au niveau des ressources humaines, de la veille technologique et de la production. La mise en place d’un système de gestion des connaissances doit donc être une démarche commune à toute l’entreprise. Cela est d’autant plus vrai dans une petite structure. Chaque salarié doit partager son savoir, son savoir-faire et ses compétences.

Dans le cas de cette PME la mise en place d’un système de gestion des connaissances ne serait pas trop difficile. Ce qui peut paraître contradictoire, c’est qu'elle produit des systèmes informatiques proposant des fonctionnalités telles que la gestion des documents (GED) ou le travail collaboratif : WorkFlow.

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